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Amoureuse des livres, je choisis mes lectures au gré de mes humeurs, de mes envies. Je suis donc une lectrice ecclectique. J'avoue avoir un penchant pour les romans historiques et les auteurs anglais.
J'espère que vous prendrez plaisir à consulter ces pages, bonne promenade.

Notation

J'ai aimé
beaucoup,

énormément,
un peu,

pas du tout.
Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 22:34

Tome 6 : La reine solitaire

 

La-reine-solitaire-HOBB.jpg Fitz continue sa route accompagné de la reine Kettricken, d'Astérie la ménestrelle, du Fou, de la vieille et mystérieuse Caudron et de son frère Oeil-de-Nuit. Leur chemin est parsemé d'embûches et de surprises, et à chaque pas, ils doutent de plus en plus d'arriver à retrouver le roi Vérité. Ils finissent néanmoins par y arriver mais se dessine devant eux une route d'un autre genre : celle du chemin intérieur et de la découverte de maints secrets.

 


 

 

gif_anime_puces_216.gif Une fin aussi belle qu'inattendue pour la première partie de cette saga haletante qui mises à part quelques longueurs, nous entraîne dans un monde parallèle, plein de merveilleux. Une conclusion à la fois tragique (ce n'est pas un conte de fée et le sang et les larmes ne sont jamais bien loin) et pleine d'espoir qui ouvre la porte à la suite de cette épopée, quinze ans plus tard.

 

En savoir plus sur l'auteur, ici.


Fiche :

Traduction :Arnaud Mousnier Lompré

Publication : 1997

Editions Baam ! (2009)

ISBN : 978-2-290-01419-6

Par Philo - Publié dans : Littérature fantastique et fantasy
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 16:48

sarn-May-Webb.jpgPrue Sarn est "une très vieille femme, très lasse, qui a une besogne à faire avnt de mourir" : nous raconter l'histoire de Sarn, grâce à tous ses souvenirs écris dans ses cahiers recouverts de calicot.

Nous sommes dans une province reculée d'Angleterre à la fin du 19ème siècle du temps de la uerre napolonienne.

Sarn esr le nom d'un étang. Un étang où règne "une atmosphère de songe, couvert de nénuphar, caché par un voile épais de roseaux et entouré de mélèzes". Sarn, c'est aussi le nom d'une ferme et celui de la famille qui y vit depuis plusieurs générations : Prue, son frère Gédéon et leurs parents. C'est un peu de leurs vies qui nous est racontés ici ainsi que celles de la belle Jancis, son père Béguildy et quelques autres qui habitent alentour.


 

gif_anime_puces_216.gif

Mary Webb nous livre une histoire très émouvante au travers les yeux de Prue, une jeune fille handicapée par un bec de lièvre (précieux fléau selon le titre original) mais pure, innocente, au grand coeur et qui souffre d'une vie plus que dure dans ce pays hostile et de la cruauté des autres face à sa différence physique.

Une histoire d'Homme qui est universelle : le rejet et la peur de la différence qui mène à la haine, la méchanceté, exacerbés par la croyance supersticieuse de ces terres isolées.

On trouve aussi dans ce roman l'amour avec un grand A : l'altruisme, l'attachement viscéral à une terre, et l'amour pour l'autre qui transcende toutes les différences.

Ce texte incarne aussi l'ambition, personnalisée par Gédéon, le frère de Prue qui se laisse aveugler par son désir de grandeur au point de se transformer en tyran, voire pire encore.

Le tout enveloppé dans un style empli de poésie. Un très beau roman qui nous transporte hors du temps.

 

En savoir plus sur l'auteur ici.


Fiche :

Traduction : Jacques de Lacretelle et Madeleine T. Gueritte

Publication : 1924

Editions Grasset cahiers rouges (2008)

ISBN : 978-2-246-19473-6

Par Philo - Publié dans : Littérature anglaise
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 16:48

mars 1881 - octobre 1927

Mary Gladys Meredith naît à Leighton dans le comté du Shropshire, (ouest de l'Angleterre.). Son père est un professeur d'origine galloise, peintre et poète, qui aura une grande influence sur sa fille aînée. Sa mère est une descendante de la famille Scott au même titre mais d'une autre branche que Sir Walter Scott.

Aînée de six enfants, elle est dès l'enfance attirée par l'écriture et produits des comptines et peits histoires pour ses jeunes frères et soeurs. Elle est aussi fascinée par la nature qui l'entoure.

En 1901, elle souffre des premiers symptômes de la maladie de Graves (dysfonctionnement de la thyroïde) qui la diminuera physiquement et entraînera sa mort.

En 1909, elle perd son père, professeur, ce qui l'affecte profondément.

En 1912, elle épouse Henry Webb, qui est instituteur. Ils s'installent en ville pendant deux ans. Mais la campagne manque trop à Mary Webb, ils s'installent alors à nouveau dans le Shropshire, comme maraîchers.

Commence alors sa carrière d'auteur. Elle écrit son premier roman Golden Arrow, publié en 1915, qui reçoit de nombreux éloges, mais n'amène le succès d'argent. En 1921, Henry est muté et le couple s'installe à Londres, où elle écrira Sarn en se souvenant de la campagne de son enfance.

En 1926, sa santé, son couple et ses finances se dégradent. Mary retourne dans le Shopshire où elle commence un 6ème roman, qu'elle ne inira pas. Très malade, elle se résigne à rejoindre une maison de repos dans le Sussex. C'est là qu'elle meurt à l'âge de quarante-six ans en 1927.

Un an après sa mort, le premier ministre britannique de l'époque, Stanley Baldwin, préface Sarn et fait découvrir au monde cette œuvre et cet auteur peu reconnu de son vivant.

 


 

 

Bibliographie :

 

Golden arrow (1916)

La renarde (1917)

Le poids des ombres (1920)

Sept pour un secret (1920)

Sarn (1924)

 

Par Philo - Publié dans : Biographies et bibliographies
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 17:32

José Luis Bolivar est né sur les hauts plateaux des Andes. Après son mariage, il décide avec sa femme de quitter la misère de son village pour trouver une vie meilleure sur les rives de l'Amazone. C'est comme cela que le couple échoue à El Idilio, un petit village à la lisière du territoire indien des Shuars.

C'est là que José passera toute sa vie, apprenant la profondeur de la forêt et de son peuple.

Aujourd'hui, vieux et seul, il passe son emps à lire des romans d'amour, seule échappatoire à cette solitude qui le ronge.

                   "Il possédait le seul antidote contre le venin de la vieillesse, il savait lire."

Mais, un jour, le corps d'un chasseur est repêché sur les rives du fleuve. Les "gringos" notables du village accusent les indiens. José lui affirme que le véritable coupable est une panthère. Il est alors dépêché pour la retrouver et la tuer.

 


 

gif_anime_puces_222.gif Cette histoire est simple : pas d'intrigue, pas de personnage machiavélique... mais sous cette simplicité se cache une grande profondeur. Ce texte est un hymne à la vie sous toute ses formes, au respect de celle-ci, de son équilibre précaire ; un hymne à la liberté de l'esprit : la liberté de choisir sa vie comme sa mort.

Si ce roman est une plaidoierie ardente pour la forêt amazonienne, il sort des sentiers battus par les livres du genre : il n'y a pas de gentils sauvages, José Anonio Bolivar n'est certainement pas un ange et la forêt amazonienne ne nous est pas présentée comme un eden mais comme un endroit inhospitalier extrêmement dangereux et brutal.

Cette réalité crue fait en partie le charme de ce roman très court dont la fin arrive trop vite. Mais le talent de Sepulveda d'aller au fond des choses avec une écriture simple, son sens du récit qui nous offre en pagaille du rêve et des images colorées pour stimuler notre imaginaire en fait un inoubliable et grand moment de lecture.

 

En savoir plus sur l'auteur ici.

 

  


 

Fiche :

Traduction : François Maspero

Publication (1989)

Editions points (1995)

ISBN : 978-2-02-023980-1

Par Philo - Publié dans : Littérature hispannique
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