Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde

Publié le par Philo

Dorian Gray est un jeune homme d'une rare beauté et d'une grande pureté. Sa jeunesse et son charisme séduisent le peintre Basil Hallward qui en fait son modèle. C'est dans l'atelier de celui-ci qu'il rencontre Lord Henry Wottom qui va devenir l'un de ses plus fidèle ami.
Influencer par le discours de Lord Henry sur la jeunesse et la beauté
La jeunesse est la seule chose qu'on mérite qu'on la possède (...) La beauté est une forme de génie, (...) la merveille des merveilles (...) et vous ne disposez que de ces quelques années pour vivre réellement, parfaitement et pleinement, après vous devrez vous contentez de triomphes médiocres que le souvenir de votre passé rendra plus amer encore.”
Dorian fait un vœu devant le portrait en pied très réussi que vient de terminer Basil.
Je vais devenir vieux, horrible, effrayant mais ce tableau restera éternellement jeune. (...) Si seulement ce pouvait être le contraire (...), je donnerai mon âme pour l'obtenir.”
Ce vœu, fait dans un accès de peur va être exhaussé. Dorian Gray restera physiquement égal à lui-même au long des années, mais quant à son âme...


Que dire de ce roman, le style unique de l'auteur, le florilège de petites phrases qui font mouches telles que :
la conscience et la lâcheté sont une seule et même chose”
Influencer quelqu'un c'est lui voler son âme. Elle devient l'écho de la musique d'un autre.”
"Les bonnes résolutions sont des efforts inutiles pour contrarier les lois scientifiques.”
L'imagination pousse le remord à s'attacher aux pas du pêché.”
"Les enfants commencent par aimer leurs parents. En grandissant, ils les jugent, quelquefois ils leur pardonnent."
en font une œuvre remarquable, un bijou unique puisque seul roman écrit par Oscar Wilde.
Apologie de l'hédonisme, satyre de la bonne société anglaise de ce XiXème siècle est aussi une profonde réflexion sur le bien et le mal. Jusqu'où peut-on aller lorsque l'on peut continuer à se regarder sans dommage dans la glace ? L'image que l'on renvoie est-elle le seul frein à la bassesse et à la vilenie ?
Vision plutôt pessimiste, L'homme serait sans conscience et épicurien. La bonté ne serait que l'affaire de la bonne société. Satisfaire ses plaisirs sans se soucier de rien ni de personne serait là la vraie nature humaine.
A noter dans la préface et les premières pages du roman une très belle analyse de l'art. Et pour finir, l'inévitable pointe de misogynie.
Elle a tout du paon sauf la beauté.”
"Du reste, les femmes étaient plus aptes à supporter la douleur que les hommes. Elles vivaient de leurs émotions, elles ne pensaient qu'à leurs émotions. Quand elles prenaient un amant, s'était simplement pour avoir sous la main quelqu'un à qui faire une scène.”
Ce livre, a été relu (avec grand plaisir dans le cadre des lectures gothiques). Je le conseille à tout ceux qui ne l'ont pas encore lu. C'est pour moi, l'un des “indispensables”.

En savoir plus sur l'auteur, ici.


Fiche :
Traduction de Jean Gattégno
Publication : 1891
Edition Folio classique (1991)
ISBN : 2-07-038485-3


 

Commenter cet article

dasola 03/11/2008 16:41

Roman indémodable, chef d'oeuvre du genre et qui se lit très bien.

Philo 10/10/2008 08:04

Bienvenue Praline !

praline 09/10/2008 23:53

Tu as raison c'est un classique indémodable !

philo 20/09/2008 00:25

Tu ne le regretteras pas, je pense !

Karine 19/09/2008 12:02

Il est en quelque part dans la pile, celui-là! Je vais le remonter un peu!!! ;))