KONDROTAS Saulius Tomas

Samedi 1 novembre 2008

(30 janvier 1953- ) 

Originaire de Kaunas, Saulius Tomas Kondrotas est considéré comme l'enfant prodige des lettres lituaniennes. 
De 1971 à 1976, il passe à l'université de Vilniaus une maîtrise de philosophie et psychologie ainsi qu'une maîtrise d'art.
Ensuite il enseigne comme professeur d'art et collabore à la rédaction de l'encyclopédie lituanienne.A partir de 1980, il se cnsacre à l'écriture.
En 1986, à l'indépendance de son pays il migre vers l'ouest et passe avec succès un diplôme de programmateur informatique. En 1989, il est embauché comme journaliste à Radio Free Europe. Il y reste 15 ans et finit rédacteur en chef. 
En 2004, à la fermeture de celle-ci, il s'installe aux 
États-Unis.
Il entre au New-york Institute of photography et en ressort diplômé. Il travaille aujourd'hui comme photographe en free lance ou pour des contrats publicitaires.


Bibliographie :
L'ombre du serpent (1991).
La solitude de l'eau (1993)
Ainsi que plusieurs nouvelles et des scripts pour la télévision.
Par Philo
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Vendredi 24 octobre 2008

Lituanie, fin du XIX ème siècle. Un monde de paysans ancré dans ses traditions ancestrales mais déjà secoué par les premiers soubresauts de la lutte contre l'occupation russe.
Né du viol de sa mère le jour de ses noces, Meizis dit «le velu» est un enfant étrange et solitaire. Il deviendra un brigand craint dans tout le pays, un sociopathe qui tue gratuitement par méchanceté. Il finira pendu.
La première partie plante les jalons de l'histoire. Elle est centrée sur les faits survenus et les personnages ayant vécu avant la naissance de Meizis desquels découlent ce que sera cet enfant et son devenir.
Chacun d'eux est raconté sous forme de chapitres, sans rapport apparent entre l'un et l'autre. Ce n'est que dans la seconde partie de l'histoire que sa trame se révèle peu à peu au lecteur.
Ce n'est que dans la seconde partie (à environ 1/3 du livre), qu'apparait Meizis le velu. Il s'y confie la nuit précédent son exécution à son co-détenu, un personnage mystérieux qu'il appelle Petit père. De son enfance à son arrestation il décortique sa vie.
Entrecoupant cette confession, l'auteur nous présente le Capitaine qui mettra fin à l'épopée du brigand.


Curieuse construction que celle de cet ouvrage. On n'en comprend la première partie qu'au fil de la lecture du récit de Meizis. On se demande quel but à l'auteur en nous parlant du Capitaine. Et à la fin tout devient limpide, les pièces du puzzle s'emboitent parfaitement pour faire un tout.
Autre aspect notoire : le style. Ici, ni grand mot, ni envolée lyrique mais des mots qui frappent, et qui interpellent plus les sens que le cœur ou l'esprit. (moyennement clair peut-être mais je ne vois pas d'autre manière d'expliquer mon ressenti.)
Rajouté à tout ça, à l'extrême fin, une petite touche de fantastique complètement inattendue et qui de prime abord remet tout en question.
Un livre magnifique. Du grand art !
Ce roman a été salué par la critique comme une révélation et « l'œuvre phare de la jeune littérature balte ».

En savoir plus sur l'auteur,
ici.


Fiche :
Traduction : Ugné Karvelis
Publication : 1991 aux editions Albin Michel
Edition : Livre de poche (1993)
ISBN : 2-253-06407-6

 

 

 

 


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